TYCO EVORA PORTUGAL
8 janvier 2009Manifestation de nos collègues de Chapareillan
15 novembre 2008A voir le Journal Télévisé sur France 2 de 13h00 : Manifestation à Chapareillan
A lire, article extrait de www.lefigaro.fr
15/11/2008 | Mise à jour : 13:09 | Commentaires
Accompagnés d’élus locaux, les manifestants – 500 selon les organisateurs et 300, selon les gendarmes – se sont rassemblés devant la mairie, à l’appel d’une intersyndicale (CFE CGC, FO, CGT,CFDT, CFTC), avant de défiler dans les rues.
Suite de la série noire….
18 novembre 2008
La douche froide pour les 280 salariés de l’usine de Grand-Quevilly, au sud de Rouen (photo Stéphanie Jaume)
Vendredi, lors d’un comité d’entreprise extraordinaire, la direction du site de fabrication de batteries pour l’automobile a annoncé sa fermeture définitive dans un délai «de trois à six mois». Au Grand-Quevilly, les 280 salariés sont sous le choc. Après la réunion, le personnel a été réuni dans le restaurant de l’usine pour s’entendre confirmer la terrible nouvelle. «Cela nous a tous fait l’effet d’une douche froide. La direction nous a dit que le groupe fabriquait 7millions de batteries de trop pour une production totale de 25 à 30millions répartie dans sept usines», témoigne Jean-Pierre Maillard, le secrétaire CFDT du CE abasourdi par la brutalité de cette annonce. En septembre dernier, le groupe américain avait annoncé une prochaine restructuration de l’ensemble de ses activités européennes pour cause de surproduction. Dans l’usine quevillaise, l’inquiétude était alors montée d’un cran. Les salariés, conscients des difficultés, avaient fait des efforts en prenant des congés et des journées de RTT. Dans le contexte général d’une filière déprimée, les «Johnson» s’attendaient à «un tour de vis», à des mesures de chômage technique… certainement pas à la fin programmée de leur usine à si brève échéance.
Vendredi, la direction a évoqué l’évolution des techniques de fabrication des batteries et surtout insisté sur la très mauvaise conjoncture liée au spectaculaire recul des ventes dans le marché de l’automobile.
Un plan mondial de réduction des coûts
Au milieu de la semaine dernière, la direction générale du groupe américain – qui emploie 140000 personnes dans le monde – avait déjà sonné le glas en présentant un plan drastique de réduction de ses coûts, conséquence directe de la crise de la filière auto. Et l’annonce de la fermeture de son usine de Madrid d’ici à la mi-2009, entraînant la suppression de 260 emplois tombait quelques heures plus tard.
Hier après-midi, Marc Massion a confirmé qu’il recevra ce matin les représentants du personnel. «Ils m’ont informé dès la sortie du comité d’entreprise» et le sénateur-maire de Grand-Quevilly d’ajouter qu’il «entend bien avoir contact avec M.Gomez, directeur de l’usine, avant lundi soir (ce soir, NDLR)».
Ce week-end, il n’y avait pas le moindre signe de l’annonce brutale faite vendredi aux salariés sur les palissades du site quevillais. Pas une banderole, pas un graffiti. «Les gars sont sous le choc», souffle le gardien. En ce week-end de sinistre mémoire, les 280 salariés ont dû tenter de se raccrocher au plan de sauvegarde pour l’emploi, qui devrait être dévoilé au comité d’entreprise le 24novembre. «Toute la panoplie des mesures de reconversion habituellement utilisées, depuis les mutations jusqu’aux congés de reclassement, doit nous être présentée», dit Jean-Pierre Maillard. La semaine la plus longue commence pour les «Johnson».
Christophe Preteux
Un maire “scandalisé”
Joint samedi après-midi alors qu’il participait au congrès du parti socialiste à Reims, le sénateur-maire PS du Grand-Quevilly était lui aussi sous le choc.
« C’est une décision d’une grande brutalité, scandaleuse, tant sur la forme que sur le fond. D’un trait de plume, on précipite au chômage 280 personnes », a jugé Marc Massion. Le maire de cette commune industrielle située au sud de l’agglomération rouennaise a confirmé hier qu’il recevra les représentants du personnel ce matin et devrait avoir ensuite un contact avec le directeur de l’usine.
La presse en parle
26 novembre 2008Leur usine doit certes fermer dans quelques mois, mais les augmentations de salaire annuelles sont négociées en fin d’année. Une partie de ces augmentations est directement liée aux bénéfices de l’entreprise. « Or, dans un an, nous ne serons plus là pour en profiter, explique un délégué CGT. Et lors des négociations salariales, la direction ne veut pas prendre en compte ce paramètre. Non seulement, elle veut nous rayer de la carte, mais elle veut aussi partir avec notre bonus. Grâce à ses deux sites français – l’autre, également menacé de fermeture se situe à Chaparian (Isère) -, Tyco Electronics a dégagé en 2007, un bénéfice de 6 millions d’euros ».
Quant à la fermeture dus site, qui initialement, devait être rapide, elle prend du retard et le plan social est bloqué. L’expert nommé par le comité d’entreprise, n’a pas reçu de la direction, tous les éléments nécessaires pour déterminer si la fermeture était bel et bien justifiée. En attendant les salariés, qui travaillent en trois-huit, se relaient nuits et jours, aux portes de l’entreprise pour la bloquer.
De notre correspondant en Normandie, Patrick Bottois
Une carte Météo d’un nouveau genre…. A voir
26 novembre 2008Cliquez sur le lien
Article de presse du Paris Normandie publié le 08/12/08
9 décembre 2008Cliquez ici pour obtenir le lien sur le Paris Normandie
Val-De-Reuil
Ils reprennent le travail.
C’est l’équipe du week-end qui a repris le travail la première Vendredi. Un accord de fin de conflit a été signé entre l’Intersyndicale et la direction rolivaloise de Tyco Electronics, avec l’aval de la direction générale France. Après quinze jours de grève totale et trois jours de négociations, les salariés de l’entreprise (Val-de-Reuil mais aussi Chapareillan, en Isère) ont obtenu 100 € d’augmentation bruts sur leur bulletin de salaire, avec effet rétroactif au mois d’octobre.
La lutte continue Les deux cent soixante salariés de Val-de-Reuil ont obtenu également 100 € en chèque cadeau pour Noël et 400 € nets, à condition que le service client soit rétabli et que le retard pris dans la production soit rattrapé. Enfin, les quinze jours de grève peuvent être transformés en jours de RTT ou en congés payés. A ce titre, ils seront donc payés. Après la signature de cet accord, la production de composants électroniques pour l’automobile a donc repris. C’est l’équipe VSD (vendredi, samedi, dimanche) qui a, la première, fait redémarrer les machines vendredi à 15 h. « Nous savons que notre grève a gêné certains câbleurs électriques qui intègrent nos composants dans leur production. Mais à cause de la crise, les constructeurs automobiles annoncent un mois de chômage technique. Cela ne servait donc à rien de poursuivre notre mouvement, même si la motivation est intacte, affirment Hugues Filippi, représentant FO et Patrick Catrin (CDFT). Au moment de négocier la prime supra conventionnelle, la direction se souviendra que les salariés restent déterminés. » Si le travail reprend, la lutte se poursuit aussi. Une commission restreinte (12 personnes contre 28 actuellement) doit être nommée pour avancer sur le livre IV (mesures économiques) et le livre III (mesures sociales) en comité central d’entreprise. Trois cabinets de reclassement doivent être présentés (et un retenu) et une antenne emploi nommée en décembre. Enfin, la direction s’engagerait à discuter d’une indemnité supra conventionnelle de rupture de contrat d’un montant minimum équivalent à celle définie lors du plan social de 2007 à Pontoise (soit 24 mois de salaire pour les salariés les plus anciens).
B.R.

















